Auguste Barrau que nous présentions dans un précédent message (Auguste Barrau, un décadent) a laissé un recueil de poèmes original paru en 1906. Les illustrations sont de E. Gaucher, J. Grandjouan et E. Rocher.
Le recueil est intitulé Eucologe Profane et complète la bibliographie précédemment indiquée. Ce petit recueil de 90 pages environ est richement illustré et est constitué de 5 parties : Messe douloureuse, Vêpres idylliques, Chemin du calvaire, Office triste, Cantiques pour toi. Une idylle est au cœur du recueil qui s'achève sur des cantiques à la Bien-aimée. Nous donnerons ici un court poème extrait de la première section "Messe douloureuse".

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Elévation

Le doux bercement des branches
Berce aussi des parfums lourds
Et des couleurs.

La brume, aux caresses blanches,
Enveloppe le velours
Des pâles fleurs.

Un chant d'oiseau que j'effraie
En arpégée de hautbois
Stridule et meurt.

O brise agaçant les bois,
Parfums, fleurs, chant dans les haies,
Vers Elle élevez la voix
En ma faveur !
Mon cœur saigne d'une plaie
                                                                 Dont il se meurt.


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