Bohème littéraire

Ce blog se consacre à la littérature de la fin du XIXe siècle.

09 septembre 2009

LE CHAT NOIR ET SES ILLUSTRATIONS

Sommaire des illustrations du Chat Noir

1882 :

« allez la mère Michel » n°1, anonyme

« Notre programme », n°1, Salis

« route de Rome » n°2, H.de Sta

« Des mufles, tous des mufles », n°8, Broze

« Détournement de mineurs », n°9, H.de Sta

« Pierrot fumiste », n°10, Willette

« Le Printemps », n°10, André Gill

« Pierrot fumiste », n°11, Willette

« Pierrot amoureux », n°13, Willette

« Le bucheron et la mort », n°17, Willette

« Pierrot fumiste chez Dinah Samuel », n°17, Willette

« Pierrot malade », n°19, Willette

« Le Chat Noir et la mort de Javert », n°25, Willette

« Une paire d’amis », n°29, Willette

« La fête aux boulevards extérieurs »,n°50, Tiret-Bognet

« Pïerrot chez le bon dieu », n°51, Willette

1883 :

« Sans-titre », n°53, Willette

« Sans-titre », n°54, Tiret-Bognet

« L’Appel au peuple », n°55, Uzès

« Grande victoire des allemands sur le Chat Noir », n°56, Caran d’Ache

« Le Sénat devant la loi sur les prétendants », n°57, Uzès

« La Mort de César », n°58, Henri Pille

« Tiens, c’est drôle ça ne marche pas », n°59, Tiret-Bognet

« Pierrot s’amuse », n°60, Willette

« Les Coquelicots, ritournelle normande », n°61, Henri Pille

« En reconnaissance », n°62, Caran d’Ache

« C’est demain Vendredi Saint », n°63, Willette

« Propos aigres-doux », n°64, Caran d’Ache

« Bonheur passe richesse », n°65, Willette

« En Bretagne », n°66, Henri Pille

« P.P.C. », n°67, Willette

« Les oiseaux blancs », n°68, Henri Pille

« Le roman de la rose », n°69, Willette

« Le couronnement du Czar », n°70, A.L.

« Sans titre », n° 70, Henri Pille

« Le Mauvais Larron », n°71, Willette

« La veille des noces », n°72, Henri Pille

« La Mort de Pierrot », n° 73, Willette

«La mort du commandant Rivière », n°74, Lefman

« Le Grand Prix de Paris », n°75, Willette

« Sans titre », n°76, Uzès

« Les Bijoux faux », n°77, Henri Rivière

« La fête du 14 juillet », n°78, Uzès

« Picciola », n°79, Willette

« Fête nationale », n°80, Uzès

« La revanche du guillotiné », n°81, Henri Rivière

« Enfin, voilà le choléra ! », n°82, Willette

« Frappez et on vous ouvrira », n°83, Henri Rivière

« Le Crime du boulevard Rochechouart », n°84, Henri Rivière

« Mouché le colosse ! », n°85, Uzès

« L’Eté », n°86, Steinlein

« Célébrités contemporaines », n°87, Hope

« L’Armée Italienne », n°88, Caran d’Ache

« Un coin de Zurich », n°89, Henri Pille

« Sacré bière d’Alsace », n°90, Uzès

« Triple Alliance », n°91

«  Viens donc Minet », n°92, Hope

« Ce qui s’appelle chercher des poux dans la tête », n°93, Uzès

« Les Bavarois », n°94, Caran d’Ache

« L’Armée allemande », n°95, Caran d’Ache

« A la fête de Montmartre », n°96, Hope

« Actualités, la bande de Neuilly », n°97, Uzès

« Le Pique-assiette : Salis », n°98, Uzès

« L’Invalide », n°99, Henri Pille

« Boulevard Extérieur », n°100, Henri Rivière

« Les Bavarois », n°101, Henri Rivière

« Voilà le balayeur (Salis) », n°102, Uzès

« Le Noël de Jules », n°103, Hope

1884 :

« Nana et sahib », n°104, Willette

« Les petits oiseaux meurent les pattes en l’air », n°105, Willette

« Notre dame de la gallette », n°106, Willette

« Pauvre Biffin », n°107, Hope

« A propos de chiffons », n°108, Alexis Lemaître

« Emile Goudeau, bitumier en chef », n°109, Uzès

« Saint-Lazare », n°110, Hope

« Le corbeau et le chat », n°111, Steinlen

« Le Chat, l’enfant, la tartine », n°112, Steinlen

« Histoire de Maygriou et de Blanchet », n°113, Steinlen

« Bon appétit, Messieurs ! »,n°114, Hope

« Pierrot a gagné le gros lot », n°115, Willette

« Comment l’amour vient aux chats », n°116, Steinlen

« La vertu est toujours récompensée », n°117, Steinlen

« Léou-Léa, le papillon et la rose-thé, fable japonaise », n°118, Steinlen

« La Légende des trois invalides », Gustave Randon, n°118

« Pierrot au immense hôtel », n°119, Willette

« Les retours de Cahors », n°120, Uzès

« Horrible fin d’un poisson rouge », n°121, Steinlen

« Les Quatre fils Aymon », n°121, anonyme

« Un vol », n°122, Steinlen

« Histoire d’un chat, d’un chien et d’une pie », n°123, Steinlen

« Coquelin Cadet », n°125, Uzès

« Au clair de la lune (drame sombre) », n°126, Steinlen

« L’épouvantable sinistre du Quartier latin », n°127, Steinlen

« Le Peuple roi », n°128, Hope

« La salle des morts », n°128, Gill

« Puisqu’ils ne veulent pas se laisser manger, suicidons-les ! », n°129, Steinlen

« Butte Montmartre », n°129, Gill

« Tentation », n°130, Uzès

« Fainéant va ! Taper sur un pauv’ivrogne ! », n°130, Steinlen

« Les ancêtres de Maygriou », n°131, Steinlen

« Le Poème de Carolus Bengali », n°132, Steinlen

« Le Clou vengeur », n°134, Steinlen

« La Ballade du Chat Noir », n°135, Steinlen

« Le roman d’un peintre », n°139, Steinlen

« Le faiseur d’hommes », n°138, Uzès

« Une promenade à Schaffhouse », n°137, Henri Pille

« Dieu et mon droit », n°140, Ferdinandus

« Le Chat et la grenouille », n°141, Steinlen

« L’Etoile et le pompier » n°142, Steinlen

« Les tribulations du berger Laubépin », n°143, Steinlen

«  Le Mannequin providentiel », n°144, Steck

« Episode de la guerre de Chine », n°145, Steinlen

« Les Monstres de Paris : Ravaisson », n°146, Willette

« Les Monstres de Paris : Salis », n°147, Willette

« Les Monstres de Paris : Sarcey », n°148, Willette

« L’Enfant, le chat, la poupée », n°149, Steinlen

« Va-t’en choléra ! », n°151, Willette

« Les Monstres de Paris : Carolus Durand », n°152, Willette

« Chat blanc- Chat noir », n°153, Steinlen

« Il est né le divin enfant ! », n°154, Willette

« John Bull au Congo », n°155, Willette

1885 :

« Le Double crime des fourneaux », n°156, Willette

« Pierrot à la frontière », n°157, Willette

« Deux pages d’amour »,n°158, Willette

« Le Petit fumiste », n°158, Hope

« Une farce à Yeddo », n°160, anonyme

« Ce qu’il advint d’une petite fille », n°161, Steinlen

« La mauvaise aventure de Maygriou », n°162, anonyme

« La boîte au lait », n°163, Steinlen

« Idylle », n°164, Steinlen

« Le Sel sur la queue », n°167, Steinlen

« Horrible fin de Bazouge ou les suites funestes de l’intempérance », n°170, Steinlen

« Impressions d’un lecteur », n°172, Steinlen

« Le Mirage », n°174, Steinlen

« Conte en vieux français », n°175, Steinlen

«  Pas de dessin cette semaine », n°176, Steinlen

« Histoire vraie », n°177, Steinlen

« La Mouche », n°178, Steinlen

« L’ancien Chat Noir », n°179, anonyme

« Il n’y a pas encore de dessin cette semaine », n°180, Steinlen

« Vieille histoire », n°181, Steinlen

« Arrosage public », n°182, Steinlen

« Le Chat et le cochon d’inde », n°183, Steinlen

« Visages populaires », n°184, Raffaëlli

« Le plus vexé des trois », n°185, Steinlen

« Coqs et poules », n°186, Steinlen

« Duels », n°187, Steinlen

« Les Mésaventures du jeune Péladan », n°188, Bressler

« Plaisirs d’été », n°189, Henri Rivière

« sans titre », n°190, Heidbrinck

«  Deux singes », n°191, Steinlen

« La chanson de la classe », n°192, Caran d’Ache

« Le diable et le meunier », n°194, Heidbrinck

« Vue d’un candidat à la fin de la période éléctorale », n°195, Ferdinandus

« Le Chat et la pelote », n°196, Steinlen

« Les deux chats et le rat », n°197, Steinlen

« Faites l’aumône », n°198, Steinlen

« Le chat noir met à son service le diable qui remet le sacrilège à Salis », n°199, Heidbrinck

« La pipe », n°200, Steinlen

« La Dame blanche vous regarde », n°201, Caran d’Ache

« Les chats et la souris », n°203, Steinlen

« Chaud les marrons ! » n°205, Uzès

« Cruelle énigme », n°206, Steinlen

1886 :

« Dessins pour farfadets », n°208, Henri Rivière

« Les Etrennes du peuple », n°209, Uzès

« La Déclaration ministérielle », n°211, Tiret-Bognet

« Le Mauvais chien », n°212, Eugène Le Mouël

« L’homme obèse », n°213, Eugène le Mouël

« Le Bouquet », n°214, Henri Rivière

« Le Pantalon », n°215, Poitevin

« Le Guignol du Chat Noir », n°216, Uzès

« Types sururbains », n°216, Pissarro

« Le Macaroni », n°217, Eugène Le Mouël

« Idylle en pays allemand », n°218, Napo français

« Comment on devient éléphant », n°219, Ferdinandus

« Dilemme », n°220, Uzès

 « Il n’y a qu’une bonne bière au monde », n°221, Henri Rivière

« Le Schako récalcitrant », n°222, Eugène Le Mouël

« François Villon maître perpétuel des poètes de Paris », n°223, Uzès

« Conseils au gouvernement », n°224, Uzès

« Ronde des enfants », n°225, Eugène Le Mouël

« Mode des hommes », n°225, Caran d’Ache

« Jean Rameau », n°226, Uzès

« Quel charmant causeur », n°227, Le Mouël

« Rencontre », n°228, Uzès

« L’Humidité », n°229, Caran d’Ache

« Scène de province », n°230, Le Mouël

« Le dernier de la veuve », n°231, Henri Rivière

« Azor ou la fin d’une famille », n°232, Le Mouël

« Des goûts et des couleurs », n°233, Caran d’Ache

« Les Chats », n°234, Steinlen

« Parisiens dormez en paix », n°235, Uzès

« Livré aux bêtes », n°236, Le Moüel

« Les Rats », n°237, Steinlen

« Les Deux cochers », n°238, Steinlen

« Carnet de la semaine », n°239, Caran d’Ache

« La Rose », n°239, Steinlen

« Le Coquin de polichinelle », n°240, Steinlen

« le Lion apprivoisé », n°241, Léo Brac

« sans titre », n°242, Caran d’Ache

« Actualités », n°243, Steinlen

« Le Jour du terme », n°244, Fernand Fau

« Les Mésaventures d’Auguste », n°245, Steinlen

« Un coup de roulis », n°246, Blombed

« La Guérite », n°248, Fau

« La bonne galette », n°249, Blombed

« Un coquin de polichinelle », n°250, Steinlen

« Un discours de Rodolphe Salis au général Boulanger », n°251, Steinlen

« Les Patineurs », n°252, Uzès

« Actualité brûlante », n°254, Steinlen

« Nous autres dans la cavalerie », n°255, Caran d’Ache

« Au bord de l’eau », n°256, Fau

« Les deux diables, le moine et l’âne », n°258, Heidbrinck

« D’après Nature », n°259, Fau

1887 :

« Bonnes gens d’hôpital », n°260, Le Mouël

« Maigre recette », n°261, Fau

« Vision antique », n°262, Caran d’Ache

« Le Fossoyeur », n°263, Le Moüel

« La Neige », n°263, Steinlen

« Tableau de province », n°264, Le Moüel

« Enfant, chat, jouet », n°265, Steinlen

« Air de guitare », n°266, Fau

« Tartarin joué », n°267, Blombed

« Pincé ! », n°268, Steinlen

« Chat et pot de peinture », n°269, Steinlen

« Bourgeois et brigands », n°270, Steinlen

« Giboulé », n°271, Fau

« La Comédie du jour », n°272, Caran d’Ache

« Le Modèle récalcitrant », n°273, Fau

« Prussien et alsacienne », n°274, Steinlen

« Mari cocu », n°275, Fau

« La Belle-mère », n°276, Godefroy

« Voleur, cocotte, bourgeois », n°277, Fau

« Prostituée », n°278, Fau

« Idylle payante », n°279, Fau

« Crime d’amour », n°280, Godefroy

« Le Hanneton », n°281, Napo français

« Le Cœur révélateur », n°282, Godefroy

« La Tournure », n°283, Godefroy

« Le Bout du cigare », n°284, Godefroy

« Les deux peintres et le modèle », n°285, Doès

« Les Brioches », n°286, Fau

« Fausse alerte », n°287, Godefroy

« Hypnotisme », n°288, Doès

« L’ours de Berne », n°289, Godefroy

« Cruelle mésaventure de Choucroutmann », n°290, Doès

« Femme et mari et propriétaire », n°291, Doès

« Le Clysopompe », n°292, Fau

« Air d’opéra », n°293, Caran d’Ache

« Au temple », n°294, Doès

« La Bonne galette », n°295, Doès

« Une riche idée », n°296, Godefroy

« Air d’opéra », n°297, Caran d’Ache

« Les camelots vendeurs de la rue du croissant », n°298, Heidbrinck

« Le major Von Gifle », n°299, Godefroy

« Les mendiants », n°300, Heidbrinck

« Accident de M. Maréchal peintre paysagiste », n°301, Fau

« Poète à ses heures », n°302, Doès

« L’anglais pratique », n°303, Doès

« Les Suites des propos aigre-doux », n°304, Godefroy

« Joyeux quiproquo », n°305, Godefroy

« Ramoneur et bourgeois », n°306, Doès

« Illustration », n°306, Caran d’Ache

« Five o’clock ou l’omelette involontaire », n°307, Godefroy

« Les précautions de M. Foutchmann de Berlin », n°308, Doès

« Une plaisanterie de Sarcey », n°309, Doès

« Au feu », n°310, Godefroy

« La Joie de vivre », n°311, Doès

« Auto-match », n°312, Doès

1888 :

« Les amours d’une poupée », n°314, Auriol

« Lovelace fils », n°315, F. Fau

« Mésaventure d’un critique à Yeddo », n°316, Godefroy

« Les aventures de M. Galland de la Chabrière », n°317, Godefroy

« La Baignoire », n°319, Fernand Fau

« A la recherche d’une allumette », n°318, Godefroy

« Celle-là est bonne », n°320, Doès

« Le Mariage d’Auguste », n°321, Godefroy

« La Gifle » n°322, Fau

« Le nouveau saucissonnier allemand », n°323, A.

« C’est une idylle », n° 324, Maltès

« Pour avoir la paix », n°325, Doès

« Il faut bien rire un peu », n°326, Godefroy

« La Collation interrompue », n°327, Doès

« Avenue Marigny », n°328, Doès

« Le Délit », n°328 bis, Fau

« La triste fin d’un pauvre charcutier de Franckfort », n°329, Doès

« Complet », n°330, Doès

« Avant le bal », n°331, Gorguet

« Chez M. Vachereau », n°332, Doès

« Intempestive substitution », n°333, Doès

« Trop belle », n°334, Doès

« Le Rêve du potache », n°335, Fau

« Femmes du monde », n°336, Henri Rivière

« La Pente fatale », n°336, Godefroy

« La coupe et les lèvres », n°337, Doès

« Le Jaloux puni », n°339, Fau

« Intermède », n°340, Godefroy

« Guide à gauche », n°341, Doès

« Tout est bien qui finit bien », n°342, Godefroy

« D’Après Anacréon », n°343, Gorguet

« La Leçon de l’expérience », n°344, Blombed

« Original Jona’s Clown », n°345, Godefroy

« Amour impétueux », n°346, Steinlen

« Mort à la peine », n°347, Galice

« Porte-couronne : Boulanger », n°348, Steinlen

« Le Jugement de Dieu », Fau, n°349

« Les Mésaventures de M. Sardou », n°351, A.

« Etoiles », n°352, Galice

« Vient de paraître », n°353, Robida

« Du dernier bien avec le général », n°354, Steinlen

« Les Bottes complices », n°355, Roedel

« L’Amour est plus fort que la mort », n°356, Fau

« La Souris », n°357, Galice

« Le placement d’une belle-mère », n°358, Doès

« L’Os », n°359, Fau

« L’Aumône et la pêcheresse », n°360, Galice

« Question de cabinet », n°361, Godefroy

« La direction des ballons », n°362, Godefroy

« Le Boa », n°363, Godefroy

1889 :

« The unhappy sportmann », n°384, Barthélémy

« Victor Meusy », n°384, Fernand Fau

« Une idylle aux champs », n°385, Lussien Pissaro

« L’Aumône de la fille », n°386, Ary Faber

« L’amateur », n°387, Fernand Fau

« Emballée », n°388, Barthélémy

« Pendant la grève des cochers », n°389, Fernand Fau

« Les Stationnaires », n°389, Beauvais

« Comme Pierre Petit, il opère lui-même », n°390, Godefroy

« Les gaietés du sabre », n°391, Fernand Fau

« Cas foudroyant », n°392, Godefroy

« Méfiez vous des bains froids », n°393, Doès

« Coquin de neveu », n°394, Doès

« L’Habit ne fait pas le moine », n°395, Fernand Fau

« Cours d’Astronomie », n°396, Doès

« Les Maires à Paris », n°397, Steinlen

« La Gourmandise », n°400, anonyme

« Sauvons la partie », n°401, Sabattier

« Sans compter la suite », n°402, Doès

« Dernier Ballotage », n°403, Steinlen

« L’avancement », n°404, Sabattier

« Il était pauvre – histoire vraie », n°405, Doès

« Le Portrait du colonel », n°406, Sabattier

« Flagrants délits », « Outrage à la morale », n°407, Steinlein

« Charité bien ordonnée », n°408, Steinlen

« Flagrants délits », n°409, Steinlen

« Fallait le dire tout de suite », Doès, n°410

« Flagrants délits », n°412, Steinlen

« Le Mannequin », n°413, Fernand Fau

« Le Peintre et les raseurs », n°414, Sabattier

« L’As de cœur », n°415, Fernand Fau

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13 juillet 2009

Le journal du Chat Noir et ses bohèmes

         Émile Goudeau et Rodolphe Salis firent du cabaret du Chat Noir et de son journal des espaces uniques d'expression pour les "nouveaux bohèmes" de la fin du XIXe siècle.
         Pour les 80 rimeurs embarqués sur la "galère chatnoiresque", un seul mot d'ordre : le panache. Adelphe Froger chante son "Désespoir" (n°56, 1883), Juliette Lembaire son "Spleen" (n°100, 1883) tandis que Léon Riotor ("La Chemise sale", n°119, 1884) et Charles Cros ("Chanson d'un peintre" n°127, 1884) détaillent avec ironie les mésaventures d'une vie de bohème. Citons Cros qui dédie sa Chanson d'un peintre à "Jules Anguille", un patronyme symbolique car l'art et l'argent lui échappent sauf le goût de la beauté :

Et l'on gagne très peu d'argent
L'acheteur en ce temps changeant
N'étant pas très intelligent

Qu'importe ! on vit de la rosée
En te surprenant, irisée,
Belle Nature bien posée.


             Pour Léon Riotor, la misère du bohème est une "chemise sale" qui recouvre de souillures le poète à la fraîcheur immortelle :

Longtemps elle est restée à mon corps d'enfant pâle
L'enserrant d'un haillon d'horrible couleur teint,
Et cependant toujours sous la chemise sale
J'ai retrouvé mon corps pur et frais comme un thym.


             Dans un autoportrait dissimulé sous le titre factice de "Bulletin" (n°107, 1884), Émile Goudeau évoque le triste sort d'une génération d'artistes "réalistes" pris au piège d'une condition sociale humiliante et d'une ambition intellectuelle exigeante.

      Il était poète et poète accablé d'idées, donc accablé d'ouvrage. Du matin au soir il cultivait l'analyse, bêchait la synthèse et versait rigoureusement des rimes bien et dûment labourées. Or, ce métier de travailleur acharné diurne et nocturne, ô labeur de toutes les minutes ! ce dur métier d'ouvrier accablé d'ouvrage ne lui rapportait rien.  [...] Harcelé par son patron l'Idéal, bousculé par son contremaître M. Rêve, toujours labourant le papier rude du double soc de la plume boueuse, toujours ficelant les paquets de rimes et les timbrant du sceau de la Fantaisie, puis les portant au bureau - consigne de la Postérité  (gare restante). toujours et toujours occupée, lui, A'Kempis [pseudonyme d'Emile Goudeau], poète qui ne gagnait rien à ce curieux métier, regardait envieusement les gens sans ouvrage. 

                    Nous remarquerons au passage avec quelle dextérité le style de Goudeau et ses nombreuses images servent un propos quasi politique sur le sort de l'artiste dans la cité. La bouffonnerie du texte, au sens artistique du terme, dévoile a contrario le douloureux statut du poète et de son art dans la société moderne.
          Dans le journal du Chat noir, les artistes  comme Steinlen et Willette ont, par un principe carnavalesque, renversé quelques clichés sur la vie de bohème. En 1884 dans les numéros 133 et 151, l'artiste se trouve aussi caricaturé que le bourgeois. Steinlein  évoque la visite d'un poète chez un bourgeois qui tient salon. Ce poète se nomme Carolus Bengali. Chacun des 2 personnages est figé dans son univers comme l'atteste le graphisme : les contrastes sont frappants entre la silhouette noire et effilée de l'artiste et celle, ronde et tassée, du bourgeois enveloppé dans sa robe de chambre claire. Steinlen se moque du poète, remarquablement caricaturé, pas sa tenue sombre, ses cheveux hirsutes, sa maigreur et ses expressions outrées de pantin désarticulé. Carolus Bengali trouve un successeur dans le personnage de Carolus Durand, croqué par Willette dans la série de dessins intitulée Les Monstres de Paris (n°151, 1884). Le "peintre incompris" devient sous la plume de Willette un cliché pathétique. Un enchaînement délirant de chutes, de querelles et de mouvements frénétiques autour de l'œuvre incomprise va aboutir à sa destruction et au ridicule de son créateur.

             Dans le journal du Chat Noir, les bohèmes se montrent volontiers ironiques, amers, grinçants vis à vis du rôle que leur accorde la société. La contestation tantôt politique et sociale n'est pas loin car la vie de bohème comme la vie des prolétaires agitent les esprits frondeurs et les appellent à se rassembler.

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05 mars 2009

Un programme du Chat Noir

Un hasard heureux m'a permis de découvrir dans une modeste brocante des environs de La Rochelle un authentique programme du Caveau du Chat Noir, alors dirigé par Jehan Chagot membre éminent du Joyeux Conservatoire de Montmartre.

Je reproduis ici le contenu de ce programme (peu lisible sur les quelques clichés ci-dessous) sans corriger les erreurs qu'il contient quant aux dates indiquées.

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Programme souvenir Chat Noir The Black Cat

68 boulevard de Clichy

Paris Montmartre
Cabaret artistique























CAVEAU DU CHAT NOIR
Ouvert le soir à 9 heures


Le fameux cabaret du Chat noir fondé en 1884 par Rodolphe Salis, acquit une notoriété universelle, non seulement par la valeur de ses illustres chansonniers : Mac-Nab, Jules Jouy, Delmet, etc., mais aussi par la qualité et le talent des écrivains et des artistes qui en étaient les principaux habitués ; on y coudoyait chaque soir Maurice Donnay, Edmond Haraucourt, Jean Richepin, Georges Courteline, Alphonse Allais, Caran-D'Ache, Steinlen, Willette, et tant d'autres gloires contemporaines, qui furent les amis et les collaborateurs du gentilhomme cabaretier.
En 1896, à la mort de Salis, Jehan Chagot, qui pendant 7 années, avait dirigé le Joyeux Conservatoire de Montmartre, entreprit de le ressusciter en rénovant et la modernisant, l'œuvre de son illustre prédécesseur. Et de nouveau, la glorieuse enseigne brilla en plein cœur de Montmartre, à la porte de l'élégant Caveau où l'on retrouve aujourd'hui toutes les saines traditions vraiment montmartroises, de gaîté, d'humour, et de sans-façons, chères au grand Salis et qui justifient la forte expression du regretté Alphonse Allais : "Montmartre est le nombril du monde !"

Salle décorée par les œuvres des principaux maîtres du crayon et du pinceau. A noter principalement des dessins originaux de Georges Redon: Portraits d'artistes et célébrités du Chat noir (collection unique).

Henri Madelaine, administrateur
Jehan Chagot, directeur, propriétaire

Au programme :
Le chansonnier-cabaretier Jehan Chagot (ses œuvres)
La divette Mady Prade (Chansons réalistes)
Le Chansonnier-compositeur E. Brickson (ses oeuvres)
Le Chansonnier Henry Madelaine (ses oeuvres)
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Une gravure d'Adolphe Willette

Enfin, voilà le Choléra ! (Le Chat noir, n°82, 4 août 1883)

                    Les faits

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 S'il est des mots qui évoquent l'horreur, le choléra est de ceux-là. Son nom seul suffit à réveiller les images des grands drames médiévaux, des danses macabres, des fosses communes où s’entassent les cadavres. Mais le choléra est aussi, avec la phtisie, la maladie typique du XIXe siècle.  En 1832, alors que le carnaval bat son plein, le fléau atteint Paris et fait 19000 morts. Malgré les ravages du choléra, les extravagances du Mardi gras se poursuivent : on succombe au terme d’une danse effrénée parmi les rires et les assauts d’une foule de masques.

En 1883, lorsque Willette entreprend dans la revue Le Chat noir de faire paraître cette gravure ironiquement intitulée « Enfin, voilà le choléra », le spectre d’une épidémie refait surface. Le choléra se répandait par voie maritime de l’Inde jusqu’en Égypte où de nombreux chercheurs étaient présents. L’un d’eux, Koch, identifiera le responsable de la maladie : une bactérie mobile appelée « vibrion ». Alors que la science progresse, un sentiment de terreur et de désarroi s’empare des populations. Le choléra est-il dans les esprits une manifestation de la colère divine ? Peut-être le croit-on en raison de son étymologie (le mot serait composé de chole- (bile) et –rhein (s’écouler) ; la bile étant à l’origine de l’humeur colérique). Des visions d’apocalypse l’emportent, contrastant ainsi avec le point de vue des humoristes et des poètes du Chat noir.

 En 1884, l’épidémie se manifestera pourtant dans les villes du Sud de la France comme Marseille et Toulon. La revue L’Illustration en traite avec tout le sérieux que le sujet réclame. On apprend ainsi que des mesures d’hygiène furent mises en place : l’importation des fruits et des légumes fut prohibée, des équipes désinfectaient les wagons et les bagages en provenance des régions infectées. Le choléra foudroyait ses victimes en quelques heures mais les médecins restaient partagés au sujet de la gravité de la maladie. Deux thèses s’affrontaient, celle, alarmiste, du docteur Brouardel, et celle, nettement plus rassurante, du docteur Fauvel. Les collaborateurs du Chat noir s’amusèrent beaucoup de l’indécision des médecins. Ainsi le dessinateur Uzès nargue l’indifférence du bourgeois face à l’épidémie dans l’illlustration « Tentation » du numéro 130 (1884). Des récits et des poèmes comme ceux d’Hector de Callias (Le Dernier supplice, n°145, 1884), de George Auriol (Ballade du joyeux choléra, n°149, 1884) ou d’Alphonse Allais (Chronique cholériforme, n°144, 1884) font également des allusions humoristiques à l’événement.

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 La gravure de Willette se décompose en 3 plans et repose sur d’importants contrastes. L’arrière plan donne à voir, au centre de l’image, une lune anthropomorphique qui surplombe la silhouette noire d’un trois-mâts. Le navire semble chanceler sur l’eau, son pavillon se disloque sous le vent. Le reflet blafard de la lune relie l’eau à la mort (le choléra fut « transporté » par voies maritimes). Le danger est clairement mis en évidence par un jeu d’ombres et de lumière. Au second plan, à la droite de l’image, deux silhouettes seront familières aux lecteurs du Chat noir : ce sont les deux moulins croqués par Henri Pille pour le frontispice du journal (dont le célèbre Moulin de la galette). Willette impose un nouveau décor : celui de la mythique butte montmartroise. Les toits rehaussés de blanc, ces moulins semblent figés. Ils baignent eux aussi dans la lueur blafarde de la lune. Enfin, au premier plan, une ribambelle de 5 personnages semblent danser joyeusement tandis que, hors cadre, un chat noir file, le poil hérissé.

 Willette dédicace cette gravure à son frère, « le docteur Willette ».


            L’interprétation

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              Les personnages mis en scène dans cette gravure sont facilement identifiables par leurs costumes : un sergent de ville, deux pierrots, deux noctambules. Leurs visages poupins ainsi que leurs petites tailles en font des miniatures comiques contrastant avec le thème de la gravure. Willette affecte de se réjouir de l’arrivée d’une épidémie (il s’agit sans doute d’une réaction aux annonces des journalistes qui inquiètent et terrifient inutilement). L’artiste se réfère également à l’épidémie de 1832 qui écuma la capitale lors des fêtes du Mardi-gras. Ainsi il fait se rapprocher la fête, la gaieté montmartroise et la mort.

           La danse des personnages est aussi bien une danse macabre qu’une ribambelle enivrée. Alors que la mort approche inéluctablement, les joyeux noctambules festoient, tournant le dos à une lune menaçante. Cette gravure peut donc se lire comme un hymne carnavalesque à l’esprit montmartrois, à cet épicurisme moderne tant chanté dans les colonnes du journal Le Chat noir.

      Cette gravure nous rappelle aussi que Montmartre incarne d’une certaine manière une forme de « résistance » face à l’opinion. Elle est en marge du monde car elle accueille en son sein des visionnaires, des artistes dont le but est d’élever l’esprit (ce que symbolise également la situation géographique de Montmartre surplombant la capitale). Ainsi l’attitude désinvolte et désenchantée des 5 danseurs nous semble particulièrement intéressante pour qualifier « l’esprit bohème » de la fin du XIXe siècle. Willette nous donne à voir des artistes défiant le bon sens, pleinement conscients du monde qui les entoure mais allant « à contre-courant » d’une posture attendue. D’ailleurs on remarque que cette danse frénétique au clair de lune abolit les différences entre chaque personnage (qui semblent frères) et entraîne avec elle le représentant de l’ordre public.


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 Cette gravure nous renvoie également, de manière codée, à la piraterie. Le navire, son pavillon noir flottant dans le vent   et cette tête de mort pourraient nous faire croire que des pirates sont partis à l’abordage. La trajectoire du bateau nous amène à Montmartre puis à cette ribambelle dont nous avons précédemment parlé. L’esprit de la piraterie souffle en effet sur le cabaret du Chat Noir (un certain nombre de textes nous le prouve). Les « trésors » de la capitale seraient-ils menacés par ces artistes vivant en marge de la société littéraire ?

 

 

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12 octobre 2008

Présentation du journal

         "A Montmartre le soir" les noctambules, les cocottes, les artistes peintres, les poètes et écrivains en mal de reconnaissance venaient chercher fortune "Autour du Chat Noir". "La Ballade du Chat noir", que fredonnait Aristide Bruant en 1884 au cabaret du Chat noir est désormais célèbre. Ces mélodies et ces "fantasmagories" peuplèrent, au tournant du siècle, un lieu mythique : Montmartre. De nos jours, les passants ne peuvent plus ignorer, dans les rues pavées du XVIIIe arrondissement de Paris, la présence familière de "l'icône noire" sous les traits mystérieux du chat noir de STEINLEN. Le cabaret de Rodolphe SALIS laissa à la postérité un héritage des plus insolites qui illustrait avec une fantaisie sans précédents, un Montmartre légendaire. Mais la célébrité du cabaret rejeta paradoxalement dans l'oubli le journal du Chat noir - organe des intérêts de Montmartre - publié de 1882 à 1897 sous la direction de Rodolphe SALIS. Pourtant cet "esprit montmartroismontmartrois", admiré en particulier sous forme de tableaux, de gravures, d'affiches trouve un témoin précieux dans la revue. Une farandole de mystifications, de pastiches, de poésies populaires, de chansons gouailleuses, de pamphlets anticonformistes, marqua l'avènement d'un Montmartre mythique, "mamelle granitique des assoiffés d'idéal".

     Pendant longtemps le journal du Chat noir fut relégué au rang d'une revue humoristique sans importance. On lui avait reproché de n'avoir qu'une valeur commerciale, de n'être qu'une pompe à bière annexée au cabaret. Or, ce journal présente à la société littéraire et artistique de son temps une "bohème" d'un nouveau genre.
       On pensera sans doute que les artistes qui y furent publiés, portant redingotes et haut-de-forme, étaient bien éloignés de l'image du bohème désintéressé, au chapeau cabossé et à la veste râpée. Mais on aurait tort de blâmer ces "intelligents réfractaires", comme les appelait Émile GOUDEAU, car ils parvinrent à se faire entendre dans le Tout-Paris des arts et des lettres en sortant la bohème de l'hermétisme auquel elle s'était condamnée. L'humour avait permis d'abolir, en apparence, les tensions entre les bourgeois et les bohèmes, tout en instaurant une incontestable distance ironique. Bien loin d'anéantir ce que fut la "bohème", Le Chat noir l'intégra dans une société de consommation en pleine expansion où elle put revivre.

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