La Plume de Léon Deschamps constitue une anthologie des meilleurs auteurs de la fin du XIXe siècle. Elle est ouverte à la bohème mais constitue pour ses collaborateurs une sorte de consécration littéraire. Le lectorat de La Plume est un lectorat bourgeois, de fins lettrés, qui apprécie la nouveauté et l’audace mais avec parcimonie. La poésie n’est donc pas le fer de lance de la revue mais elle est bien représentée dans une diversité de styles et de formes. Voici une liste des poèmes qu’elle publie durant l’année 1889 (1ere année) :

La ballade

Huysmans, Ballade en prose de la chandelle des six, n°10


Le sonnet
Charles Boès, Sonnet, n°5

Tristan Corbière, Sonnet, n°

Paul Harel, Sonnet, n°9, 12

J-J La Cayorne, Sonnet, n°6

Félix Mauduit, Sonnet à la reine d’Espagne

Henri de Régnier, Sonnet, n°10

Louis le Dauphin, Sur la terre, n°1

Gaston Moreilhon, Casse-Cou, n°2

Edouard Dubus, Dédicace, n°2

Camille Soubise, Le baiser, n°2

Albert Tinchant, Retour d’âge, n°2, Concerto, n°5, Quatre sonnets, n°9

Gaston Sénéchal, Le Dahlia bleu, n°5

Ogier d’ivry, Rêve blond n°5

Edouard de Kerdaniel, Solitude, n°9

A. Moreau, Sur la grève, n°9

Rimbaud, Voyelles, n°10

Léon Tyssandier, Physiologies du silence, n°12

Verlaine, Dédicaces, n°13

Rollinat, Au Crépuscule, n°14


Le rondel

Alphonse Boubert, Rondel, n°1

La chanson

Fernand Clerget, Chanson d’avril, n°3

Théodore Maurer, Chanson de mai, n°6

Gabriel Vicaire, Chansons, n°14

Emmanuel des Essarts, Regrets d’un ci-devant, n°7


Le poème en prose

George Auriol, Eventails, n°5

Raymond de la Tailhède, Le Prince du Soleil, n°7

Paul Noella, L’Ecueil, n°8

Mallarmé, La Gloire, n°10

Jean Moréas, Les Bonnes souvenances, n°10

Edouard Dujardin, les Lauriers sont coupés, n°10


Le poème en vers libre

Stuart-Merrill, Le Ménétrier, n°10

René Ghil, Le Soir confidentiel, n°10

Laforgue, Stuart-Merrill, n°10

Ernest raynaud, Marbre, n°11

Laurent Tailhade, Stances